mardi 9 février 2010

Yes future


J'ai toujours su que j'étais promise à un avenir brillant. Voire reluisant.
:-)

mardi 2 février 2010

Visite guidée


Il souriait à mon bras dans les rues ensoleillées de Pont-Aven.
Il souriait des regards des gens, il souriait de ma gêne, il souriait de son mauvais coup, il souriait à la vie.
C'était il y a longtemps, bien avant que je ne le rende fou sous les coups de mes silences stupides et obstinés.

Face à nous, la foule bigarrée des touristes, attendris devant cet homme fleurant bon l'Habit Rouge, qui avait recouvert de sa veste les fraîches épaules de la jeune femme qui l'accompagnait, qui la dévorait des yeux, la tenait par la taille, la soutenait galamment quand parfois elle menaçait de perdre l'équilibre, et lui murmurait doucement quelque mystère à l'oreille.

Et moi... moi j'avançais bravement, la tête baissée, serrant les dents. Ne pas pleurer. Ne pas tomber.
Parce que non, c'est pas facile-facile, de marcher dignement dans les rues pavées et grouillantes de monde, en équilibre sur des talons trop hauts.
Et les poignets liés dans le dos.


Tiens toi droite, voyons... et dis toi bien une chose: au moindre faux pas, je n'aurai aucun scrupule a récupérer ma veste...
(Photo: Copyright à qui de droit :-))






Antimythe

Lecteur(trice), mon ami(e)...
Qu'est ce que c'est un peu que ce mythe que tu as construit autour de mon adresse mail, mmmhhh?
Calme-toi un peu, lecteur(trice), je ne suis ni Marielle Goitschel (t'as eu peur, un moment, avoue!) ni Karine Ruby (coup de bol!), même si je suis effectivement excellente skieuse et que la montagne enneigée me manque cruellement, oui, un peu comme la mer manque à la poésie, tu as raison.
Non, arrête de t'arracher les cheveux, en vérité je te le dis, mon adresse mail, elle vient de là:


Et alors, il faut me voir sur la choré à la fin, hein. Kamel Ouali t'es foutu, Mademoizailes est dans la rue.
Raiiiise your hands up to the skyyyyy!

(Et non, ne me demande pas ce que Jarvis Cocker fait là, je n'en ai absolument aucune idée. Joli costume, cependant. Avec un truc comme ça, t'es accepté dans les caves du Lust, sans soucis.)

samedi 30 janvier 2010

Loup à la bouche

En fin gourmet que vous êtes, munissez-vous d'une jolie demoizailes.
Choisissez la souriante, callipyge, le visage clairsemé d'une appétissante naïveté.
Une fois votre alléchant gibier assurément ferré, instillez lui doucement quelques gouttes d'une douce-amère culpabilité, infusez lentement deux ou trois grains de remord.
Laissez mariner quelques jours. Pour plus de crédibilité, sifflotez l'air de rien, yeux au ciel et mains dans les poches.

Le jour de la dégustation, affûtez votre regard, acérez vos dents.
D'un geste ferme et assuré, couchez l'oie blanche en travers de vos genoux.
Délicatement, faites fondre ses dernières certitudes au feu doux de vos reproches.
Choisissez vos armes: au fouet ou à la main, il est l'heure de déglacer les sots-l'y-laissent.
Surveillez-en attentivement la cuisson: les rondeurs doivent prendre une belle couleur carmin, assortie aux joues rageuses de la demoizailes.
A petits bouillons, régalez-vous de sa colère débordante.
Paradoxalement, elle est à point. Si toutefois vous en doutiez, plongez un doigt ou deux en son intimité. N'hésitez pas à lui signaler sa gourmande humidité, le festin n'en sera que plus pervers.

Observez-là longuement, attentivement: loup lui vient à la bouche.

Et quand enfin, vous distinguerez une larme,
une larme unique,
brûlante et salée,
rouler en silence le long de sa joue,
alors,
alors seulement,
vous saurez
qu'elle est cuite.

jeudi 28 janvier 2010

C'était ça ou des fleurs...

Joyeux aaaanniveeersaiiiire Mademoizaiiiiles, joyeux aaanniiiiveeersaiiire!!



J'ai comme l'impression que je suis tombée sur un romantique...

lundi 18 janvier 2010

Vice verso


J'ai très envie de vous mettre au défi de me faire plier.
J'ai très envie qu'au final, vous y parveniez.
J'ai très envie d'arriver à ce point précis où je saurai que je peux cesser la lutte, fermer les yeux et m'en remettre à vous.

vendredi 15 janvier 2010

Terre de chienne


Silencieuse, tapie dans les herbes hautes, sans bouger d'un iota je guette le mâle alpha.

A l'heure où les grands fauves vont boire, je suis l'oiseau-lyre entre ses lignes, en attente d'une peau marine dont la houle me ramènera aux pores.
De mes lèvres chantantes je l'appelle sans bruit, dans ses effluves de musc et d'ambre.

Mains dans la terre et nez au vent, mon désir est grand et sinueux comme le fleuve où il s'abreuve.

A l'ombre de mes jeux de fille j'effleure du mâle tous les contours, doucement, du bout des cils, du fond des yeux.
De chienne en chaleur, me voici chatte sur son toi brûlant.


Maître Loup à ma bouche, par ma peau à lécher ©, me tient à peu près en otage...
(©: rendons à César... ;-))